News N°38 – 25/01/24

8 mois de chaos professionnel : ce que j’en ai tiré

Bonjour,

Je m’en souviens comme si c’était hier.

2018, l’entreprise que j’ai créée avec mon associé bascule en quelques heures dans le chaos suite à une décision irréversible des URSSAF. Huit années de travail acharné partent en fumée. C’est brutal, violent.  Le KO.

Nous rentrons dans un tunnel obscur, étouffant et semé d’embûches. Soudés, mon associé et moi nous répartissons les tâches : il gère l’opérationnel, je m’occupe du juridique.

Comme je suis président, les parties prenantes se focalisent sur moi.

Je suis la cible de toutes les injonctions, agressivités, conflits de la part de certains fournisseurs, clients, organismes administratifs. Les huissiers débarquent à mon domicile personnel, comme dans les films.

La pression est à son comble, je la ressens physiquement tellement elle est forte, mon corps est comprimé, ma respiration affaiblie, jour et nuit.

Puis, un matin, j’ai ce déclic vital : je ne vais pas tenir longtemps. Un marathon nous attend, je ne veux pas exploser en vol, je DOIS réagir, je DOIS avoir une stratégie.

Sans trop réfléchir, voici ce que je me suis dit :

D’abord, « assure ta survie ». Au sens littéral du terme. Préserve ton intégrité et celle de tes proches. Pense à toi. Ne te sacrifie pas.  Évite à tout prix l’effet domino négatif (le pro détraque le perso).

A deux reprises, nous sommes partis nous isoler avec mon épouse pour échapper à la pression et récupérer. Autre lieu, zéro connexion, injoignable durant quatre jours. Ce n’était pas une partie de plaisir mais une pause vitale. Je me le remémore comme de la survie à l’état pur.

Ensuite, « force l’espoir ». Oui, je dis bien « force » car c’est ce que j’ai fait. Chaque jour, je me suis obligé à envisager quelque chose de positif dans l’avenir. Peu importe de quoi il s’agissait, l’essentiel pour moi était de garder une lueur d’espoir, d’imaginer qu’une issue favorable était possible alors que rien, mais absolument rien, ne permettait de l’envisager à ce moment-là.

J’étais tellement envahi par le stress et l’angoisse, qu’il n’y avait plus du tout de place en moi pour accueillir le positif ou le satisfaisant. J’ai refusé catégoriquement ce manque d’espace. J’en ai créé un, minuscule, mais ô combien indispensable.

Et cela a marché.

J’ai tenu, NOUS avons tenu, avec mon associé et mes proches. L’entreprise a capoté financièrement mais les emplois et l’activité ont été sauvés. Mon associé et l’équipe ont continué avec le repreneur et l’activité se poursuit aujourd’hui.

De mon côté, j’ai tourné la page, fier d’avoir réussi à sauvegarder les emplois. J’ai travaillé avec un coach pour rebondir, ce qui a été fait quatre mois plus tard et, cerise délicieuse sur le gâteau, a fait naitre ma vocation de coach professionnel.

Stratégie de survie + Stratégie d’espoir.

Aujourd’hui, avec le recul, je me dis que cette double approche est un bon conseil pour surmonter une période de chaos dans sa vie.

Et tout le monde peut le faire, sans exception, car nous sommes tous des résilients.

Bonne journée, prenez soin de vous et à très vite ! 🚀

Gilles

Note : Pour des raisons de simplicité dans la lecture et sans discrimination aucune, cette newsletter utilise la forme masculine pour parler du masculin et du féminin.